Qu’est-ce qui vous empêche de dormir?

 

Qui n’a pas déjà vécu ça? Il est 3 heures du matin. Tu es brulé, mais ton esprit ne te laisse pas dormir. Comme un chien qui gruge bruyamment son os, il passe et repasse les mêmes questions en boucle. Eh bien, le professeur Ben Fletcher et son équipe ont cherché à identifier ces questions qui nous gardent éveillés.

Voici les plus fréquentes :

  1. Qu’est-ce que je veux?
  2. Est-ce que je fais la bonne chose ?
  3. Qu’est-ce que les autres pensent de moi ?
  4. Où est-ce que je m’en vais dans ma vie ?
  5. Pourquoi est-ce que je fais ce que je fais?

Comme ces mêmes questions ont de bonnes chances de t’empêcher de dormir, je vais écrire un billet pour chacune. Une fois terminé, je réunirai tous ces textes réunis.

 

Où est-ce que je m’en vais dans ma vie ?

 

Je connais bien cette question. Elle a longtemps vrillé autour de moi comme une de ces mouches énervantes qu’on ne peut chasser. Pendant toutes ces années où je n’arrivais pas à avancer sur le chemin d’une vie qui me correspondrait véritablement, elle m’a tourmenté. Jour et nuit. J’ai fait bien des choses pour lui échapper – y compris toutes sortes d’affaires qui n’avaient pas de bon sens. Et devine quoi ? Rien n’a marché. Toujours, la mouche me rattrapait et venait buzzer dans mon oreille. Parfois moqueuse, parfois sévère, souvent décourageante, toujours tannante.

Un proverbe prétendument chinois dit : quand on sait pas où on va, on a toutes les chances d’y arriver. Ben oui, impossible de trouver une direction à ta vie sans t’arrêter et te demander où tu veux vraiment aller. Facile, mais pas simple. Des gros nids de poule attendent les conducteurs et les conductrices qui cherchent leur chemin.

Tu frappes le premier nid de poule quand tu confonds buts et objectifs avec directions et valeurs. Je m’explique. Les buts et les objectifs, on peut – ou non – les atteindre : se marier, trouver une job, obtenir une augmentation, passer un diplôme, acheter une maison, fonder une famille, etc. Buts et objectifs sont bien utiles pour baliser notre chemin. Mais ils ne peuvent te servir de direction ni de valeurs. Quand tu te limites à te fixer des buts et des objectifs, deux grands dangers te menacent. Le premier, c’est de ne pas les atteindre. Te voici alors en échec. Mauvais pour ton moral ! Le deuxième danger, c’est de les atteindre. Que faire de ta vie alors, où aller ? C’est comme ça que ces deux mots épeurants : « crise existentielle » peuvent venir frapper en pleine face ceux et celles qui semblent avoir tout réussi.

Valeurs et directions ne sont donc pas des buts à atteindre. C’est plus des qualités qu’on peut incarner ou non. Tu peux (j’espère) atteindre l’objectif d’avoir une blonde ou un chum. Mais quel genre de partenaire veux-tu être ? Disons (au hasard) que tu veux être aimant(e), disponible et soutenant(e). Tu ne peux incarner ces qualités que par tes actions du moment. Tu n’atteindras toutefois jamais cette destination une fois pour toutes. Tu pourras toujours faire de nouveaux pas pour incarner ces qualités. Ou tu pourrais cesser de les incarner et devenir un(e) partenaire haïssable !

Le deuxième nid poule, tu le frappes quand tu laisses tes valeurs dépendre des autres. Prenons un exemple au hasard : vouloir être aimé. Je te rassure tout de suite : c’est normal de vouloir être aimé. Moi aussi je veux être aimé. Comme je l’ai dit, c’est normal. Mais ça ne peut pas te servir de direction. Pourquoi ? Parce que ça n’est pas quelque chose que tu peux incarner. Ça dépend des autres. Conduire ta vie comme ça, c’est aussi risqué que de demander à un inconnu de fixer la destination de ton GPS.

Le troisième nid de poule, c’est de prendre des états intérieurs pour des directions ou des valeurs. Par exemple (encore au hasard) : « Me sentir bien ». D’abord, encore une fois, c’est normal de vouloir se sentir bien. Mais si tu prends ça comme valeur, c’est un peu comme si tu programmais dans ton GPS « rues sans trafic ». Comme tu contrôles pas le trafic, tu restes dépendant de la circulation. Et impossible de savoir où tu te rendras. Bien sûr, quand on souffre, c’est normal de vouloir que ça s’arrête. Moi aussi, quand je souffre, je veux que ça s’arrête. Comme je l’ai dit, c’est normal. C’est juste que c’est pas une direction de vie.

Alors, si tu veux que cette question ne te réveille plus la nuit, méfie-toi un peu de tout ce qui est normal (et qui est normal). Fais-toi le cadeau de clarifier tes directions de vie et tes valeurs. Dans un prochain billet, je présenterai un exercice qui te permettra d’identifier des directions de vie qui seront vraiment à toi. Et à personne d’autre. Elles t’aideront à prendre le volant d’une vie vraiment à toi. Une vie riche d’un sens renouvelé de… direction!

D’ici là, bonne route!


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